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De la vocation du jeune à sa première récolte, l'investissement commence d'abord par sa propre formation. Des parcours très professionnels des candidats sont proposés afin de maximiser les chances de réussite.
LE METIER • Pour s’installer agriculteur : d'abord un projet d'activité à construire.
Le terme "installer" traduit mal le parcours du futur agriculteur, qui dans les faits est souvent un repreneur d'entreprise familiale ou un créateur d'activité.
Les organisations agricoles attendent du futur agriculteur qu'il construise un projet pour sa propre entreprise. La loi d'orientation insiste sur la mise en avant de projets prenant en compte les différentes fonctions de l'agriculture complémentaires à la production.
Afin de bénéficier des aides publiques à l'installation (dotation et prêts à taux réduits), il doit bien sûr avoir la capacité professionnelle. Pour acquérir cette compétence, chaque jeune doit obtenir un diplôme du ministère de l'agriculture en formation initiale scolaire ou en apprentissage au moins égal au bac professionnel ou au brevet de technicien agricole.
Par la voie de la formation continue, le Brevet professionnel peut être obtenu en validant les acquis du candidat. Cette formation est particulièrement indiquée pour devenir agriculteur. Un stage dans une exploitation agricole de son choix sur une longue période (six mois) viendra compléter cette formation et confronter le jeune aux fonctions de chef d'exploitation. Ce stage et obligatoire.
• Vivre de son activité :
C'est l'objectif du futur agriculteur mais aussi l'exigence des pouvoirs pour l'octroi de subventions. Par une étude prévisionnelle d'installation, le jeune doit donc chiffrer comment il entend atteindre un revenu suffisant. Afin d'affiner son projet, le candidat participe à une session de cinq jours (40 heures) en lien avec les organisations agricoles.
LES EMPLOIS
Pour favoriser l'installation des jeunes agriculteurs issus ou non du milieu agricole, les organisations agricoles et les pouvoirs publics mènent une politique volontariste. Cependant, les difficultés économiques du secteur et le prix du "ticket d'entrée" ont entraîné une régression du nombre d'installations aidées cette année dans toutes les régions.
Le secteur compte :
1 262 400 personnes travaillant sur les exploitations lors de l'enquête "structure" en 1997.
L'INSEE estime que la population active agricole représentait 2% de la population totale française en 1997.
140 700 salariés agricoles permanents sont employés sur les exploitations. Ce chiffre est en augmentation.
7 018 installations ont été aidées en 1999.
LES ECOLES
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